mardi 15 avril 2008

diapo thaï 3

24 janvier 2548:

je fais un tour matinal dans la mangrove pour voir si il y a des traces de dégâts du Tsunami, car c'est marée basse et prendre quelques photographies, effectivement, il reste des morceaux de bateau encastrés autour des racines, mais dans l'ensemble, c'est a peu prés propre. Je ne m'aventure pas très loin, seul, car le sol s'enfonce et il y a des traces bizarres que je ne connais pas. Un petit bain du matin dans une mer d'huile, bleue azur, grouillante de poissons multicolores, avant une dégustation de fruits frais, ananas, mangues, papayes, pastèques....Location de deux motos 125 cm3, il n'y a pas le choix, il n'y a que celles-là sur l'île, et départ sur la plage, Annie prend Françoise à l'arrière le temps que je m'habitue à passer les vitesses, car tout est inversé, levier à gauche, conduite à gauche et à fond la caisse par un petit chemin avec des ponts en rondins de bois, direction l'embarcadère, seul point sur l'île où les téléphones portables captent. Visite du seul Temple de l'île, sur pilotis, au dessus de l'eau, et discutions avec deux moines qui venaient de Bangkok et prenaient la vie du bon coté, "la cigarette c'est un médicament". J'achète un Sarong pour être plus à l'aise et faire couleur locale, et nous faisons le plein d'essence des motobylettes pour effectuer le tour de l'île, soit environ une vingtaine de kilomètres. Nous prenons un pot dans la Baie de Aow Kaokwaï qui est un peu plus rocheuse que la notre, cela doit être idéal pour la plongée, et retour le soir sous un beau coucher de soleil, il est très rapide ici, moins de deux minutes entre le moment où il touche la mer et sa disparition à l'horizon, allons manger à Coconuts Bungalows un bon poisson grillé.

25 Janvier 2548:

Aujourd'hui, la mer est un peu formée, c'est les grandes marées, les chiens se sont bagarrés cette nuit, après le petit déjeuner nous faisons une longue balade sur la plage, pendant qu'Annie fait quelques devoirs pour sa thèse d'ethnologie sur les Inuits. Repas du midi à Coconuts, nous commençons à nous habituer à la variété des plats et aux différents goûts proposés. Baignade, et départ direction le semblant de village en moto taxi, passage à la poste qui est aussi typique que nos bungalows, et achat de victuailles et boisson pour un tour de l'île en bateau, si l'on peu dire, pour admirer de nuit la pleine lune,(les danses nocturnes sur la plage ces soirs là, c'est pour les grosses stations touristiques en Thaïlande). Les premiers milles sont un peu houleux, donc Françoise préfère ne pas manger ses nouilles thaïs de peur d'appâter les poissons. Au passage du cap, la mer se calme et le voyage devient plus ranquille, trop tranquille, serrés comme des sardines dans de l'huile de vidange. Nous jetons l'ancre au large de notre baie pour une partie de pêche à la ligne, c'est pas violent, nous préférons laisser les autres faire, de toute façon il n'y a pas assez de place, et comme nous sommes cinq sur ce rafiot à loger sur cette baie, le Captain' est d'accord pour nous y déposer au lieu de nous faire faire le tour jusqu'à l'embarcadère et trouver un autre moyen de transport pour rentrer aux bungalows, à cette heure tardive. L'approche est calme, mais au moment de descendre, à quelques mètres de la grève, de grosses vagues viennent le faire tanguer dangereusement et nous avons de l'eau à hauteur de la poitrine, les sacs et les chaussures portés à bout de bras, nous accélérons de toutes nos jambes de peur qu'il y en est de plus grosses et que le bateau soit drossé sur nous. Ouf, enfin au sec sur la plage, nous regardons la barcasse souffrir de ne pouvoir repartir et après maintes tentatives infructueuses, dans un bruit rageur du moteur, cette fois c'est la bonne, il disparaît dans le noir de l'océan, mais pour nous surprise??? Il nous à laissé de l'autre coté du chenal de mangrove et bien sur, qui dit pleine lune, dit grande marée, qui dit minuit dit marée haute de préférence,( du moins dans l'île de Ré), panique à bord, où passer, près de la mer les vagues sont immenses par moment, vers l'intérieur de la mangrove, nous ne connaissons pas la profondeur, ni la nature du sol, si il y a des sables mouvants. Françoise s'accroche au bras d'Annie, elles ne sont pas rassurées, moi non plus, je marche sur une chose bizarre et sursaute, c'est simplement une branche d'arbre, que j'avais pris pour un crocodile, nous voilà partis à l'aventure avec un grand "A"; ( à la Graemme Allwritch) "Ils avaient de l'eau jusqu'à la ceinture, et ce vieux con disait d'avancer, ils avaient de l'eau jusqu'aux épaules, et ce vieux con disait d'avancer", et en plus voilà une nouvelle série de grosses vagues, leurs rapidités à fait que nos sacs sont trempés, nous les portons maintenant à bout de bras, appréhendant que les papiers, appareils photos, soient mouillés, et là, à chaque vague l'eau nous arrive jusqu'au cou et il reste plus de la moitié de la rivière à traverser. Le courant est de plus en plus fort, la peur s'empare de tous, faire demi-tour ou continuer, nous accélérons le pas, coûte que coûte il est trop tard pour renoncer, et c'est trempés jusqu'à la moelle des os que nous arrivons soulagés sur l'autre berge. Malgré l'éclairage de la lune, il fait trop sombre pour regarder l'état intérieur de nos sacs, et c'est d'un pas décidé, sans piper mot, que nous rejoignons nos bungalows. La lumière des torches à peine allumée, chacun s'affaire au constat, rien de grave, nos sacs étaient étanches, seul le journal qu'Annie avait acheté l'après-midi,"The Nation", a bu le bouillon, bonne nuit, que d'émotions, nous avons l'impression de revenir de loin, faire confiance à un Anglais, marin d'eau douce, soit disant connaissant l'île comme sa poche, sûrement une poche percée pleine d'oursins.

26 Janvier 2548:

Nous avons bien dormis malgré les émotions fortes de la nuit, bercés par le bruit des vagues, celle-là à l'air un peu plus grosse, non notre bungalow est encore au sec. Un petit mot d'Annie est sur notre terrasse," huit heures cinquante, je suis au petit déjeuner", je laisse dormir Françoise et la rejoint pour manger une salade de fruits. Françoise nous retrouve un peu plus tard avec son plat de nouilles Thaïs de la veille, donc café et tranches de baguettes et retour aux bungalows pour rincer à l'eau douce tout nos vêtements imbibés de sel. Repas thaï et baignade avant d'aller faire un tour à pied au salon de massage local, en pleine forêt. Françoise et Annie se font masser les pieds et moi comme j'ai des ampoules, pour changer, le dos et la tête en plein air, sur le bord du chemin, sous les arbres à noix de cajou. Nous mangeons un dessert gluant enrobé d'une feuille de bananier et buvons de la noix de coco fraîche. Soirée barbecue, poisson du coin péché du jour, grillé, avant d'aller se coucher très tôt, toujours bercés par la musique des vagues en espérant qu'il n'y en est pas une beaucoup plus grosse que les autres, et de temps en temps par quelques aboiements de chien de plage.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Je suis contente de lire ton journal de Thailande!
Et je vous attends pour de nouvelles traversees de mangroves... mais en plein jour et avec des vraies iguanes cette fois-ci!!

Bisous'

Annie